Artiste céramiste,
Aurélie Gaillard Calligaris
façonne des pièces où la matière dialogue avec le geste.

Portrait d'Aurelie Calligaris aux cheveux blonds, portant un vêtement noir avec plusieurs colliers en or, debout contre un mur blanc, regardant vers la gauche.

FAIRE VIBRER L’OBJET

Surprendre et opposer des décors rugueux, à la douceur pierreuse de la terre nue…

Creuser, graver, laisser une empreinte… Mélanger, superposer, jouer sur les textures…

Cette artiste sensible à la matière et au travail de la main, s’inspire des éléments pour créer des objets aux lignes épurées et aux contrastes bruts.

Dans son atelier, où chaque pièce est façonnée à la main, rigueur et précision du geste s’alignent sur la vitesse du tour, dans une chorégraphie où la forme jaillit.

Celle-ci sera ensuite minutieusement retravaillée suivant
son processus de fabrication.

Aurelie Calligaris  floue qui marche dans l'atelier de céramique en bois, avec des étagères remplies de vases et bols en céramique de différentes tailles et couleurs.

La rencontre d’Aurélie Gaillard Calligaris avec la terre débute en 2015, à Paris, à travers le modelage qu’elle explore pendant plusieurs années dans un atelier de céramique.

Alors qu’une reconversion artistique s’esquisse déjà en filigrane, elle poursuit sa carrière dans la mode. Durant seize ans, elle travaille au sein du magazine Elle comme rédactrice de mode, développant un regard sensible aux matières, aux lignes et aux équilibres visuels.

En parallèle, la céramique demeure une présence intime : elle collectionne les pièces au gré des voyages et des coups de cœur, sans encore savoir que cette attirance s’inscrit dans une histoire familiale. Elle découvrira plus tard que ses ancêtres, les Lefront, étaient céramistes à Fontainebleau.

En 2021, elle quitte Paris pour s’installer à Montigny-sur-Loing, village chargé d’histoire, connu au XIXe siècle pour les céramiques en barbotine liées à l’esprit de l’École de Barbizon. Certaines de ces pièces portent justement la signature Lefront — comme un écho àson propre parcours.

Sa rencontre avec l’artiste plasticienne Céline Huteau marque un tournant décisif : elle se forme alors au tournage, avant d’intégrer en 2023 l’enseignement du céramiste Grégoire Scalabre à la Caserne des Minimes à Paris.

Depuis 2024, Aurélie Gaillard Calligaris développe son travail dans son atelier de Montigny-sur-Loing, près de Fontainebleau.